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  • : Le blog de Philippe Blondiaux
  • Le blog de Philippe Blondiaux
  • : blog d'un pâtissier passionné et gourmand de suisse
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  • Philippe Blondiaux
  • Pâtissier gourmand qui veux vous faire partager sa passion des desserts et de la gastronomie.
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  • Cours de pâtisserie gastronomique pour amateurs et professionnels
  • Consulting pour la restauration
  • Pour informations, me contacter: blondiaux.philippe@gmail.com

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 21:19

Chères amies et amis, chers visiteurs et visiteuses,

La deuxième année de mon blog s’achève, et je voulais vous souhaiter
beaucoup de bonheur, de douceur et de sérénité pour la Nouvelle Année, ainsi que la réalisation des projets les plus chers ! Je me réjouis d’ores et déjà de poursuivre cette aventure gourmande avec vous, en vous faisant partager ma passion pour la pâtisserie et la gastronomie !

Je vous propose pour ce premier article, un magnifique texte de « KAI » sur l’égo !


Une merveilleuse année 2010 à vous toutes et tous.


Vacances-de-Noel-2008-2009-019.JPG

LE CONTE DU COMTE EGO

 

Une histoire de Noël 2009



Mon Comte, mon Amant, mon Aimé, mon Ego,

 

 

Depuis quelque temps, j’éprouve le besoin de t’écrire quelques mots.

Le temps me manquait. Ou plutôt devrais-je dire, le courage. Il faut du courage pour t’écrire. Tu m’impressionnes, je te crains. Aujourd’hui, c’est Noël, et je m’arrache à mes appréhensions pour te faire part de mes ressentis vis-à-vis de notre union, de notre existence commune.

Tu m’accompagnes depuis si longtemps sur le chemin de ma vie. Tu me connais comme ta poche, tu maîtrises mes failles, mon impermanence, mes forces. Tu sais jouer avec les éléments de ma nature.

J’ai cru en toi, toi et tes magnifiques mots, savants, rangés, et conjugués sur des colliers de perles par des paroles déterminées et convaincantes. Tu étais si beau, au début de notre amour, dans tes costumes de fête. Tu reluisais. J’étais fière de me promener à ton bras, escortée par l’orgueil et la soif de reconnaissance. Je te comparais souvent aux autres et je me disais « il est le meilleur, personne ne lui arrive à la cheville, et c’est moi qu’il a choisie». Tu as traversé mes déserts, tu as vécu mes joies. Tu savais toujours où te placer entre moi et mes expériences. Tu ne manquais aucune occasion pour intervenir. Prêt, comme un soldat en guerre, à combattre l’ennemi. L’ennemi, c’était le cœur et l’âme, des parasites que tu observais avec condescendance.

 

Tu t’énervais de ma spontanéité, tu te mettais en colère de mes actions cordiales. Tu préférais de loin les longues pages d’argumentaires rationnels. Tu m’as beaucoup aidée. Surtout dans certaines situations où montrer du cœur, son essence même, eut été dangereux pour ma vie. Tu m’as indiqué la voie à prendre. La voie de la raison. La voix de la raison. La voix de la majorité. Tu aimes la majorité. Tu aimes te baigner dans la foule, dans la même direction. La direction du plus fort, de celui qui crie le plus haut, le plus loin. Je n’ai pas compris. Je n’ai pas compris que tu manipulais mon cœur et mon âme. Ils ont essayé de m’avertir, minuscules et invisibles dans leurs manteaux de fraîcheur du matin. Je ne les ai pas écoutés. Tu me disais qu’ils étaient mes ennemis, trop spontanés, trop naïfs, trop candides. À ton bras, je me sentais indomptable, comme toi.

 

Le temps s’égrainait, et une vulnérabilité croissante venait se loger dans mon souffle. Un jour, spontanément, je t’ai quitté, car tu m’étranglais, tu m’étouffais. Tu n’as pas déchiffré. Tu t’es rebellé, tu m’as menacée. Tu refusais ma liberté. Tu n’as pas saisi que nous aurions pu vivre tous ensemble, toi, mon cœur et mon âme, en toute fraternité. Il a fallu que tu me déclares la guerre, à moi, ton amie de toujours, ton adulatrice. J’ai souffert de ta haine, de ta rage profonde, de ton mépris face au cœur qui ne voulait que t’aimer.

Alors que je te rangeais dans un tiroir, tu t’égosillais de tout ton saoul en tentant de me prouver combien j’étais piètre et sotte d’écouter les murmures provenant du cœur et de l’âme.

Quand j’ai refermé le tiroir, et que j’ai cessé d’entendre tes jérémiades, je me suis assise. J’étais convaincue que la tristesse m’envahirait du fait de ne plus t’avoir à mes côtés. Mais soudain une multitude de souvenirs d’enfance ont surgi à travers la fenêtre ouverte. J’ai perçu les émerveillements, les joies. J’ai expérimenté pour la première fois depuis longtemps la sérénité, la plénitude. J’ai touché mon épiderme, il a vibré et ri à gorge déployée. Je me suis mise à danser. Les chants de Noël ont baigné dans la pièce. J’étais heureuse. Délivrée du poids du passé, délivrée du poids des rancœurs, des jalousies, des comparaisons, des reconnaissances. Délivrée de toi, mon Comte Ego, mon beau Comte Ego. Je me suis dirigée doucement vers la commode où je t’avais enfermé. J’ai ouvert le tiroir. Nous nous sommes regardés. Nous avons éclaté de rire. Je t’ai demandé si tu avais envie de faire partie de ma vie, en considérant et respectant mon cœur et mon âme. Tu as acquiescé à cette idée nouvelle.

 

Nous avons passé le restant de nos jours en paix, l’un argumentant et réfléchissant, l’autre aimant et ne jugeant point, chacun contribuant par sa richesse à la construction de la maison intérieure. Chacun dans son rôle, nous avons empli d’allégresse les soirées d’hiver, emmitouflés dans le mouvement des flocons de neige léchant l’écorce terrestre.

 

KAI




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Published by Philippe Blondiaux - dans Temps libre.
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commentaires

Ness 15/01/2010 01:12


Une très belle année à vous aussi ^^


Zill 14/01/2010 12:57


Ce texte et vraiment d'une beauté rare! je ne suis pas un expert en la matière et encore moins un lecteur avertit mais je le trouve très abouti mais surtout il touche et c'est en ce point que je le
trouve beau.
Encore une très bonne année à vous à très bientôt. (promis!!)
Zill !!!!!!!!!!!!!!


Kalinka 13/01/2010 19:44


plus je vois de belles photos, comme les tiennes, de l'hiver plus j'aime cette saison, surtout quand la neige étale son blanc manteau.

Kalinka


gidima 13/01/2010 15:57


bravo mon fifi pour ces pensees de fin d annee et pour tes photos de l hiver au bord du leman


thanina 12/01/2010 12:09


Bravo , c un texte magnifique, un bol d'air frais ,un voyage dans l'ame !!! et c photos ...la neige rajoute au charme certain des lieux...trés bonne année a bientot .